27 décembre 2017

Petit Renne, Petit Loup et les traces mystérieuses


En cette fin d’année 2017 vient de paraître le 4e tome de la collection Petits polaires où l’on retrouve une nouvelle aventure de Petit Renne. Sur la prairie préférée de Petit Renne, tout le lichen a été dévoré. Qui mieux que Petit Loup pourra l’aider à retrouver le coupable ? Notre héros découvre qu’il n’est pas bon d’accuser à tort et comprendra qu’il est bon de partager. Son ami Petit Loup montrera qu’il est aussi capable d’apprendre par lui-même.
Ainsi se poursuit une collaboration entre un illustrateur lituanien et une scientifique alsacienne, auteure du texte. Dainius Šukys, 40 ans, dessine depuis qu’il est petit et travaille comme graphiste dans un journal à Vilnius. Il est l’auteur d’une série de livres humoristiques pour adultes et enfants édités en Lituanie. Quant à Laetitia Becker, née à Strasbourg, elle est biologiste et spécialiste du loup. Elle vit et travaille en Carélie finlandaise, où elle accueille notamment étudiants et passionnés de nature nordique pour des séjours de découverte organisés avec Nord Espaces.
Sous le pinceau de Dainius Šukys et la plume de Laetitia Becker, le petit ouvrage, scénarisé et édité par Émilie Maj, livre ainsi un conte pour enfants illustré de dessins pleins d’humour ainsi que deux pages documentaires sur le travail de l’auteure. Un livre à découvrir et à offrir à petits et grands attirés par la magie des grands espaces du Nord.

> Laetitia Becker et Dainius Šukys, « Petit Renne, Petit Loup et les traces mystérieuses », éditions Borealia, collection Petits polaires, 2017, 12 €.

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12 décembre 2017

Cahiers Lituaniens : Sartre et Wöhrle en Lituanie



En l’an 2000, le premier numéro des Cahiers Lituaniens avait publié un témoignage exceptionnel sur l’étonnant voyage de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en Lituanie en 1965, séjour immortalisé par la célèbre photographie réalisée par Antanas Sutkus montrant Sartre gravissant la dune de Nida. Le témoin, Mykolas Sluckis, qui était le principal accompagnateur des deux personnalités françaises, avait été missionné pour cette tâche par l’Union des écrivains de la Lituanie soviétique dont il était un membre actif. La revue revient cette année sur ce séjour avec deux articles, l’un resituant ce séjour dans le contexte général des voyages de Sartre en URSS, l’autre centré sur la signification de ce séjour pour les Lituaniens. Nous les devons à deux éminents universitaires qui ont accepté de nous faire part de leurs travaux à ce sujet : Cécile Vaissié, professeure en études russes et soviétiques à l'Université Rennes 2, et Solveiga Daugirdaitė, chercheuse à l’Institut de littérature et traditions de Lituanie.
Le second sujet est lié à la date du 16 février 1918, jour de la Déclaration d’indépendance de la Lituanie, dont le pays va commémorer le centenaire l’an prochain. Qui sait en France qu’un écrivain originaire d’Alsace joua un rôle à la fois important et rocambolesque dans la diffusion de cet acte dans le monde ? Cet épisode historique ne fut pourtant pas fortuit, l’homme, Oskar Wöhrle – qui a séjourné pendant trois ans à Vilnius où il fréquenta les milieux intellectuels et politiques lituaniens – ayant par ailleurs apporté une contribution significative à la découverte de la culture lituanienne en Allemagne.
Avec l’écrivain Jonas Biliūnas, nous découvrons le bref récit d’un voyage du tsar Alexandre III à la fin du XIXe siècle, une fresque de mœurs peut-être pas si lointaine de nous, au vu d’événements qui se passent aujourd’hui.
Ce numéro s’achève avec l’histoire du buste du naturaliste L.H. Bojanus, qui fit un étonnant voyage de Vilnius à Bouxwiller, et avec un épilogue à celle du bison de Białowieża, abordé dans le numéro 14 (2015) des Cahiers Lituaniens.
Un spécimen de la revue est adressé gracieusement à toute personne intéressée. Contact :
edel@alsacemonde.org

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29 novembre 2017

La thèse de Vera Bakšytė retrouvée dans le fonds ancien de la BNU


À l’occasion du soixantième anniversaire du Traité de Rome (1957-2017), la Revue de la BNU, éditée par la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (deuxième bibliothèque de France, première de l’enseignement supérieur), a consacré le numéro de cet automne à vingt-sept publications ou documents de son fonds relatifs chacun à un aspect de l’histoire d’un des pays membres de l’Union européenne. Pour la contribution lituanienne, le choix s’est porté sur la thèse de doctorat de Vera Bakšytė que Philippe Edel a retrouvée dans le fonds ancien de la BNU et qu'il présente dans la revue. La thèse avait été soutenue à l'université de Königsberg et imprimée en 1930 à Klaipėda. Elle est consacrée à l’histoire de la lutte pour la langue scolaire en Lituanie à l’époque tsariste. On notera que Vera Bakšytė est la mère d’Ugnė Karvelis et est enterrée à Strasbourg.

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